AGENDA

  • 3/11 au 6/11: Blocages des écoles – Bruxelles et Liège
  • 4/11 : Actions contre la loi visite domiciliaire – 17h rassemblement Place Poelart, 18h action devant les communes
  • 13/11: Rassemblement pour défendre le logement social – 8h Place Poelaert
  • 17/11 : Grande grève et mobilisation du secteur de l’enseignement – 11h Gare Centrale, Bruxelles
  • 20/11 : « Youth internationale strike » Actions internationales : Nous ne ferons pas leur guerre
  • 22/11: Manifestation nationale « préparer la guerre détruit, la justice sociale protège » – 15h Gare du Nord
  • 23/11 : Grande manifestation nationale intersyndicale – 10h Gare du Nord, Bruxelles
  • 26 au 28/11: Action de masse contre le pacte migratoire – Until everyone is free
  • 29/11: Manifestation nationale contre les violences basées sur le genre – 14h Gare Centrale

Différentes actions, grèves et manifestations ont lieu durant le mois de novembre, toujours pour dénoncer les politiques d’austérité du gouvernement Arizona, qui démantèlent de nombreux acquis sociaux et creusent les inégalités sociales.

Lors de la première semaine de novembre, différentes écoles, dont l’ACE à Auderghem ou le Lycée Intégral Roger Lallemand, à Saint-Gilles, ont été bloquées par les élèves, de Bruxelles à Liège, pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage. Ils et elles réclament davantage de moyens dans les établissements. Une occupation sur l’ULB s’est également lancée le 22 octobre, suite aux mouvements et aux mobilisations contre le gouvernement Arizona et plus largement dans la continuité des blocages et initiatives internationales étudiantes.

Le mardi 3 novembre avait lieu la manifestation européenne des sapeurs-pompiers, à l’appel de la FSESP (EPSU), la Fédération syndicale européenne des services publics, à laquelle la CGT est affiliée. Ils et elles dénonçaient les effectifs insuffisants face à des interventions toujours de plus en plus nombreuses à cause des catastrophes climatiques, des cancers professionnels trop peu reconnus ou encore des conditions de travail qui se dégradent. Cette manifestation fait suite à un été caniculaire où plus de 3000 hectares de forêts et d’espaces verts ont brulé dans les Hautes Fagnes en province de Liège. Ces « catastrophes naturelles » sont les conséquences d’un système capitaliste fondé sur l’exploitation illimitée des énergies fossiles et des travailleurs, au profit des grandes entreprises. Les pouvoirs politiques belges portent également leur part de responsabilité en soutenant les multinationales polluantes et en minimisant l’urgence climatique.

Mercredi 4 novembre, plus de 50 rassemblements ont eu lieu dans différentes communes belges contre le projet de loi sur les visites domiciliaires, voté le jeudi 5 novembre à la Chambre. Cette loi permettrait à la police d’entrer dans les domiciles pour y chercher et arrêter des personnes dites « en séjour irrégulier » , dans l’objectif de les déporter de Belgique. C’est donc la dernière étape avant l’adoption de cette loi raciste et autoritaire, dont la mise en œuvre ressemble à ce que fait ICE, la police migratoire intérieure des États-Unis : des rafles de personnes qui n’ont pas les papiers exigés par l’administration belge.

Le 13 novembre un rassemblement et un petit-déjeuner solidaire sont prévus à 8h, Place Poelaert, afin de soutenir un recours en justice pour défendre le logement social. Le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH), Inter-Environnement Bruxelles (IEB), la Fébul et la Fédération des Services Sociaux ont saisi la justice pour contester l’abandon par la Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB) de projets de logements sociaux prévus. Les bâtiments publics Ariane et Palais devaient être transformés en logements sociaux, mais ils vont être finalement revendus au plus offrant. Près de 60 000 à 62 000 ménages patientent actuellement sur la liste d’attente pour un logement social à Bruxelles, avec un délai d’attente moyen estimé à environ 11 ans. Les associations demandent que les futurs acquéreurs soient soumis à l’obligation d’affecter ces bâtiments au logement social.

Le 17 novembre est la journée internationale des étudiant·es. Une grande grève dans l’enseignement est lancée par la FEF, la Fédération des étudiants francophones, contre les réformes de l’enseignement et la hausse du minerval. Les étudiant·es comme les profs appellent à se rassembler à 11h, Gare Centrale.

Le 20 novembre aura lieu une journée d’actions internationales contre le service militaire volontaire. En effet, l’année dernière, Théo Francken avait envoyé une lettre à tous les jeunes de 17 ans pour qu’ils et elles s’engagent dans l’armée. Une nouvelle lettre est prévue en novembre. Le continent européen est la région où les dépenses militaires ont le plus augmenté en 2025 : + 14 % par rapport à 2024. Le 20 novembre, dans toute l’Europe, des actions contre la guerre sont prévues. 

Le 22 novembre, une manifestation nationale « préparer la guerre détruit, la justice sociale protège » aura lieu à 15h Gare du Nord, pour dénoncer la fièvre guerrière.

Le 23 novembre, les syndicats CSC, FGTB, et Synova appellent à une nouvelle manifestation nationale.

« Les organisations syndicales refusent que l’ajustement des finances publiques se fasse une fois de plus sur le dos des travailleurs, des allocataires sociaux et des services publics », expliquent la CSC, la FGTB et Synova.

La mobilisation doit rassembler bien au-delà des syndicats : mutualités, associations de lutte contre la pauvreté, organisations de jeunesse, mouvements environnementaux, acteur·rices culturel·les, organisations féministes, étudiant·es, pensionné·es et citoyen·nes engagé·es.

Les 26, 27 et 28 novembre 2026, une première action de masse contre le Pacte migratoire de l’Union européenne aura lieu. La campagne UNTIL EVERYONE IS FREE, dénonce l’oppression des personnes migrant.es qui contribue à maintenir un système qui appauvrit, prive d’autonomie et isole la majorité de la population. Prisons d’expulsion hors UE, enfermement d’enfants, détention sans limite, fichage massif dès 6 ans, renforcement de Frontex et expulsions accélérées: l’Union européenne organise une politique d’expulsion systématique des personnes sans papiers, fondée sur l’enfermement, la surveillance et la répression. UNTIL refuse l’idée qu’il n’y a pas d’alternative possible, vers un monde où toustes ont la liberté de mouvement et l’accès égal aux ressources. Un canal signal donne toutes les informations pour rejoindre le mouvement, disponible sur leur Instagram @until.everyone.isfree


Le 29 novembre aura lieu une manifestation nationale contre les violences basées sur le genre, organisée par la plateforme Mirabal. Cette mobilisation entend notamment attirer l’attention sur les féminicides, dont le recensement n’est actuellement plus assuré depuis l’arrêt du financement de la plateforme Stop Féminicide. Pourtant, le ministre fédéral de l’Egalité des chances, Rob Beenders (Vooruit) promettait la mise en place d’un recensement officiel pour 2025, qui n’a toujours pas été concrétisé. Ce manque de volonté ne concerne pas que les féminicides. Le gouvernement Arizona mène une véritable politique à l’encontre des femmes et des minorités de genre, avec toute une série de mesures qui les précarisent.

Ces différentes mobilisations, qu’elles concernent l’enseignement, l’écologie, les services publics, les droits des personnes migrantes, les conditions de travail ou encore les droits des femmes, témoignent des nombreuses luttes face aux politiques du gouvernement Arizona. Malgré leurs revendications spécifiques, elles se rejoignent autour d’un même refus, celui d’une société toujours plus inégalitaire, qui fait peser le poids des crises sur les plus précaires.

Autant de combats qui rappellent l’important de faire converger les luttes pour construire un rapport de force collectif.