- De fortes conséquences humaines causées par le réchauffement climatique
- Les personnes âgées, malades et précaires en première ligne face à ces canicules :
- La généralisation et l'intensification des vagues de canicule comme une problématique de santé publique de grande ampleur ?
De fortes conséquences humaines causées par le réchauffement climatique
Trois vagues de canicule ont été recensées du début du mois de juin à la fin du mois d’aout en Belgique. Ces épisodes de très fortes chaleurs ont engendré une surmortalité de 3 000 personnes et apparaissent comme un effet alarmant des conséquences humaines et directes du réchauffement climatique.
Les vagues de canicule représentent des périodes prolongées de chaleurs extrêmes diurnes et nocturnes particulièrement élevées qui persistent pendant plusieurs jours consécutifs. Au pic de la canicule du mois de juin, la température de 40,4°C a été recensée le 27 juin dans la province de Namur par exemple.
L’été 2026 en Belgique est l’été le plus chaud jamais enregistré en Belgique, depuis le début des mesures en 1833. La température moyenne recensée est de 20,3°C contre 17,9°C en moyenne « normale ».
La première vague de fortes chaleurs du mois de juin 2026 a été la plus meurtrière. En effet, 2 000 décès supplémentaires ont été déplorés lors de la vague de chaleur du mois de juin, avec un pic à 641 décès anormaux sur la journée du 27 juin. Le taux de surmortalité est ainsi monté à 48% de plus que les prévisions démographiques.
La seconde vague de fortes chaleurs est survenue entre le 4 et le 17 juillet et a quant à elle fait état de 535 décès de plus que la normale. Ce qui représente une surmortalité de 14,8%.
Finalement, la troisième et dernière période de canicule à avoir été recensée est celle de la période du 28 juillet au 16 août et aurait engendré 365 décès supplémentaires, ce qui représente une surmortalité d’approximativement 8,5%.
Les personnes âgées, malades et précaires en première ligne face à ces canicules :
Le groupe d’âge le plus concerné par cette surmortalité représente les personnes de plus de 65 ans. Une surmortalité significative a également été recensée chez les personnes de moins de 65 ans.
À ces constats statistiques en lien avec les différentes tranches d’âges s’ajoute la situation sanitaire et socioprofessionnelle des individus touchés. Il est important de rappeler que les personnes porteuses de handicaps et de maladies font partie des premières victimes de surmortalité en lien avec les vagues de canicule.
De plus, les professions les plus physiques et précaires, comme l’ensemble des métiers du bâtiment, par exemple, sont les métiers les plus exposés au danger lors de ces périodes de fortes chaleurs. Sans possibilité de télétravail, souvent en extérieur et directement exposés au soleil, les fortes chaleurs ont rendu ces professions encore plus pénibles et dangereuses qu’elles ne le sont déjà.
Le 14 juillet dernier, six travailleurs du chantier de la tour OXY ont perdu la vie dans un incendie sur leur lieu de travail. Au moment de l’incendie, les travailleurs présents travaillaient en pleine seconde vague de canicule, sous une température de plus de 35°C.
À ces différentes situations s’ajoutent celles des ménages précaires et des personnes sans chez-soi, qui plus que jamais ont été confrontées à l’inconfort et au danger provoqués par ces conditions climatiques extrêmes.
La généralisation et l’intensification des vagues de canicule comme une problématique de santé publique de grande ampleur ?
Si cet été a été le plus chaud que la Belgique n’ait jamais vécu, il sera certainement le plus froid des décennies à venir. Face au réchauffement climatique provoqué par le système capitaliste, ce type d’épisodes de chaleurs extrêmes va se généraliser, durer davantage de temps et gagner en intensité.
Les conséquences humaines provoquées par le réchauffement climatique ne sont plus à questionner, il n’est pas question de savoir si des épisodes de canicules, d’incendies ou encore de violentes intempéries et d’inondations feront des victimes humaines, mais de comprendre quels seront les groupes sociaux qui seront proportionnellement les plus touchés.
Les canicules, comme l’ensemble du dérèglement climatique, sont causées par le système capitaliste, qui, en plus d’asservir les travailleur.euses du monde entier, de puiser les ressources terrestres dans une optique de course constante au profit et à la production, dérègle les équilibres planétaires et rend peu à peu les conditions de vie sur terre de plus en plus dangereuses.

