Depuis le 22 novembre, lors d’une journée de blocage du campus, un bâtiment est occupé sur le campus du Solbosh à l’ULB, à Bruxelles. Cette occupation s’est lancé suite aux mouvements et aux mobilisations contre le gouvernement Arizona et plus largement dans la continuité des blocages et initiatives internationales étudiantes.

En France, partis d’abord dans les départements d’Outre Mer puis ensuite des lycées de la banlieue parisienne, les blocages se sont étendus : le 1er octobre, plus de 1 000 lycées ont été concernés par le mouvement, dont 222 lycées et une 30aine de campus bloqués. Après 15 jours de vacances, les blocages reprennent, avec de nouveaux appels à bloquer lycées et universités et une grève générale d’ampleur qui est appelée le 5 novembre. Des mobilisations similaires émergent aussi en Italie, en Grèce, en Espagne,…

Le collectif de « occupation autonome ULB » revient dans cette carte blanche sur les raisons et les revendications derrière cette occupation.

 » Depuis le jeudi 22 octobre 2026 le bâtiment P1 sur le campus du Solbosch est occupé !

Ce bâtiment est occupé et maintenu ouvert dans le but d’être partagé. Il a pour objectif d’être un lieu où chacun.e serait libre d’entrer, de participer et de se l’approprier. Il est ouvert aux jeunes, moins jeunes, scolarisé-x-e ou non. Ce lieu est un espace d’organisation, d’apprentissage, de partage en autogestion. Cette initiative se veut inclusive, ouverte à tous.tes et sans discrimination.

L’occupation s’inscrit dans la lutte contre l’intensification fasciste et sécuritaire, pour faire front contre ceux qui s’accaparent le monde.

Cette occupation ne concerne pas spécifiquement l’ULB, elle s’inscrit dans la vague de luttes internationales, nationales et locales dont on a vu l’essor ces derniers mois:

  • Les mobilisations de la jeunesse, étudiantes, le corps professoral…
  • Les mobilisations et actions contre la répression policière et la violence étatique,
  • Les mobilisations internationalistes : pour une Palestine libre et contre la militarisation de nos sociétés…
  • Les mobilisations pour la destruction des frontières, l’abolition de la prison et des centres fermés, les droits et la dignité des personnes sans papiers…

Tout cela se ressent notamment à l’échelle de l’ULB: minerval à 1 200EUR, et 5 369EUR pour les étudiant.e.s étrangers.ères. Le maintient des partenariats universitaires avec Israël et plus largement avec l’industrie de l’armement. La précarisation de la santé et des conditions de vie des étudiant.e.s, travailleur.euses, chercheur.euses et enseignant.es. La répression lié au mouvement de solidarité envers la Palestine. Le manque d’enseignant.e.s, de salles de cours, d’enseignements adaptés au nombre d’étudiant.e.s, des modalités d’évaluation restrictives et punitives, …

Le lieu cherche à offrir une réponse à l’imposition de l’austérité. Il appelle à instituer collectivement autre chose qu’un service public définancé et rendu inefficace, à autre chose qu’une guerre nourrie et choyée, à autre chose que des imaginaires et des structures de pouvoir fasciste, à autre chose que l’extrême droite, à autre chose que la dégradation irréversible de notre planète, à autre chose que la répression policière comme réponse aux mobilisations populaires et à toute tentative de contestation. Ce lieu reprend l’avenir autrement. Cela commence par reprendre la parole et l’espace.

La résistance s’organise ici aussi: @occupation_autonome_ulb.

Un autre monde est possible.