- Quels liens entre forces de l’ordre et extrême droite ?
- D’AUTRES ASSOCIATIONS À L’EXTRÊME DROITE PARMI LES FORCES DE L’ORDRE
Quels liens entre forces de l’ordre et extrême droite ?
Ce jeudi 22 octobre, un drapeau associé au suprémacisme blanc, emblématique du Ku Kux Klan au États-Unis, a été aperçu dans les bureaux de la police de Liège. Le drapeau a été retiré suite à l’interpellation du bourgmestre par une conseillère communale via ses réseaux. Néanmoins, sa présence dans les bureaux de police interpelle quant aux liens entre forces de l’ordre et extrême droite. Et ce n’est pas un cas isolé.
Le drapeau en question est un drapeau desdits « États confédérés d’Amérique », une confédération d’États du Sud des États-Unis, indépendante et autoproclamée, née de la sécession des États sudistes du reste des États-Unis. Cette confédération se battait pour maintenir l’esclavage. Elle a existé de 1861 jusqu’en 1865 (date de l’abolition de l’esclavage aux États-Unis). Il n’empêche que ce drapeau a continué à être utilisé bien après, jusqu’à aujourd’hui, en tant que symbole de ralliement aux idées d’extrême droite selon lesquelles la blanchité serait une supposée « race » supérieure.
D’AUTRES ASSOCIATIONS À L’EXTRÊME DROITE PARMI LES FORCES DE L’ORDRE
En juin 2026, lors des révoltes pour défendre l’enseignement, nous avions publié une vidéo dans laquelle on distinguait le symbole « Deus Vult » sur la gazeuse d’un policier présent pour réprimer l’une des manifestations à Bruxelles. Ce symbole est associé à l’extrême droite et chez les nationalistes chrétiens. (mettre images)
En mars 2026, une manifestation fasciste, prônant des déportations de masse, avait été organisée par le NSV (Nationalistische Studentenvereniging). A plusieurs reprises, des militants fascistes ont attaqué des habitant·es de la ville de Louvain et des militant·es antifascistes.
Lors de cette manifestation, de nombreux signes de complicité entre police et militants d’extrême droite avaient été rapportés. Nous avions récolté des témoignages et publié certaines images, qui indiquaient que la police avait accompagné au moins une charge fasciste à l’encontre d’un bar où des militant·es antifascistes étaient présent·es et qui montrait bien la complaisance des forces de l’ordre et des militants fascistes, allant parfois jusqu’à l’accolade entre un policier et un de ces militants fascistes. (mettre images)
Les accointances entre extrême-droite et police et les symboles qui y sont associés sont rendus visibles par quelques images sur les réseaux mais il est difficile de réellement rendre tangibles les liens entre les deux. Ce qui est certain, c’est que l’on observe une complaisance répétée entre policiers et militantes d’extrême droite, notamment pour ce qui est de l’encadrement de manifestations de ce bord politique, en particulier lorsqu’il s’agit de prôner des idéaux racistes, comme un projet de déportation de masse. La vigilance s’impose pour rendre visible ce que certains symboles suggèrent, et pour en tirer les conclusions adéquates : Qui prétend nous défendre et nous protéger ? Quel projet de société est encadré par des forces de l’ordre qui arborent des symboles fascistes ?

