À l’école Arc-En-Ciel à Forest, le sac de sport d’un enfant palestinien âgé de 6 ans a été graffé avec l’acronyme de l’armée coloniale israélienne (IDF), qui commet actuellement un génocide en Palestine ainsi qu’avec une étoile de David, symbolisant là le drapeau israélien. La personne ayant réalisé cet acte raciste n’est pas encore identifiée mais les soupçons se dirigent vers un membre du personnel de l’établissement.
Cela s’est passé début de semaine du 21 septembre, dans l’école forestoise, le jeune âge des élèves laisse circonspects quant au fait que ce graffiti soit l’oeuvre d’un enfant scolarisé au sein de l’établissement. Ce qui laisse imaginer que cet acte violent et raciste soit l’oeuvre d’un·e membre du personnel de l’établissement, ou éventuellement d’une personne extérieure à l’école. Selon la presse, les premiers soupçons viseraient une personne membre du personnel. La commune a annoncé déposer une plainte et une enquête a été ouverte.
En Belgique, le racisme et les discriminations envers les personnes palestiniennes sont accompagnés d’un racisme d’État. Depuis le mois d’août 2023, certaines communes Belgique retiraient illégalement la nationalité belge à des enfants de parents palestinien·nes né·es en Belgique, sous demande directe de l’Office des Etrangers. Ces discriminations institutionnelles, accompagnées d’un discours médiatique tendanciellement raciste, participent au développement et à la légitimation d’actes racistes contre la communauté palestinienne.
Depuis le début du génocide en octobre 2023, le colonialisme israélien a massacré systématiquement plus de 75 000 personnes palestiniennes à Gaza et en Cisjordanie. Parmi ces personnes palestiniennes âgées, ces hommes, ces femmes, plus de 22 000 enfants ont été tués par l’armée israélienne, tout particulièrement à Gaza. De plus, l’écrasante majorité des infrastructures et des bâtiments ont été volontairement détruits dans les bombardements israéliens, rendant extrêmement précaire et difficile de réaliser les besoins nécessaires pour vivre. En outre, l’armée israélienne continue de bombarder ponctuellement l’enclave palestinienne, ainsi que d’imposer un blocus inhumain, empêchant de fait l’arrivée de vivres nécessaires et de matériels pour reconstruire Gaza.
Il faut nommer la violence que représente ce genre d’acte pour un enfant de 6 ans. À cet âge, on n’a pas les outils pour comprendre ni se défendre face à un racisme aussi frontal : on subit, sans pouvoir se l’expliquer, le fait d’être désigné comme cible. Et c’est bien souvent à l’école que les enfants non-blanc.hes subissent le plus de racisme, sans pouvoir s’en protéger ni s’en défendre. C’est aussi ce qui interroge le plus : que cet acte se produise au sein même de l’école, censée être un espace protecteur pour chaque enfant.

