TW : VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES

Christophe, inspecteur principal à la police d’Herstal, est suspendu de ses fonctions depuis août 2025 pour des faits de violences sexistes et sexuelles sur 7 de ses collègues, âgées en 22 ans et 62 ans. Il devra prochainement répondre devant le tribunal correctionnel de Liège pour atteinte à l’intégrité sexuelle.

Si nous n’avons aucune autre information au sujet de cette affaire, il est important de la mettre en lien avec d’autres cas de violences sexistes et sexuelles au sein de la police belge. En 2024, le président du syndicat de police SLFP a été reconnu coupable de harcèlement sexiste et sexuel par le tribunal de travail de Bruxelles. Thierry Belin, autre figure du syndicat policier belge, était également accusé par de nombreuses collègues de « comportements inappropriés« .

Certaines d’entres elles évoquent des échanges déplacés: «Tu as un beau cul». Ou encore: «Mesdames, la levrette est bonne pour la santé.» Ces messages auraient été souvent accompagnés de propositions explicites: «Tu pourrais te taper gratuitement et à domicile le président [lui-même].» Un baiser aurait été forcé.

Le secrétaire national du syndicat policier, Thierry Belin, a également été visé par une plainte pour violences sexuelles déposée par une déléguée en 2024.

Le fait que l’inspecteur coupable de ces agressions soit une personne haut placée dans la police de Herstal est à mettre en lien avec des questions de racisme, de sexisme et plus largement de violences au sein de la hiérarchie policière belge.

L’institution policière est aussi largement protégée par une omerta, présente dans les rangs de la police. De nombreuses victimes ont en effet peur de porter plainte et/ou de médiatiser ces violences. Il en est de même pour les affaires de violences policières qui sont systématiquement étouffées par la hiérarchie.

« Marie n’a pas porté plainte, par peur de représailles dans un environnement qu’elle qualifie de «foncièrement machiste», mais elle explique avoir dû adopter des «réflexes défensifs» pour survivre dans ce milieu hostile. »
Marie (nom d’emprunt) dans une interview pour Virgule