Le lundi 11 mai, un contrôle anti drogue a eu lieu d’une école secondaire, à l’école Singelijn, à Schaerbeek. Toutes les classes de 4ème et 5ème secondaires ont été fouillées, avec la présence d’agent·es de police, de chiens renifleurs, et d’assistant·es sociaux·ales.

Selon nos informations, la police aurait été invitée à venir effectuer un contrôle par la directrice de l’établissement elle même. Ce contrôle interroge, d’autant plus que des protocoles de sensibilisation et d’aides concernant la question des drogues et leurs risques existent dans l’enseignement.

Plusieurs élèves ont exprimés leur malaise quant à la présence de la police au sein même de l’école.

« Moi, j’ai peur de la police. j’ai pas envie qu’ils rentrent dans ma classe »

Toujours selon des témoignages, les contrôles ont eu lieu dans les classes, devant les autres élèves et le professeur·es présent·es. Certaines personnes controlées ont alors été emmenées dans une pièce adjacente, devant les autres élèves et le reste de l’école.

Une situation humiliante, dont la portée éducative questionne.

Outre les 4èmes et 5èmes secondaires, les autres classes ont toutes dû être « confinées ». Les professeurs avaient l’obligation de rester dans la classe pendant 3h avec les élèves  » et que personne n’en sorte« .

La nouvelle réthorique de « guerre contre la drogue » portée par les autorités, dont Bernard Quintin et le gouvernement Arizona, semble se propager jusque dans les écoles secondaires, ou la logique sécuritaire prend le pas sur le bien être et la protection des enfants. Prévenir et sensibiliser ou réprimer ? L’Arizona a choisi, les directeur·ices d’école doivent maintenant également suivre le pas ?