Le lundi 23 avril, la chambre du Conseil de Liège a déclaré un non-lieu* à poursuivre le policier qui avait tiré sur Domenico D’Atria en août 2023. Elle a estimé que le policier a agi en « état de légitime défense ».

Une décision contre laquelle l’avocat de la famille de Domenico D’Atria compte faire appel.

« J’avais consulté un conseiller technique en balistique qui avait invalidé les déclarations des policiers par rapport aux éléments retrouvés sur place. J’ai suggéré qu’on refasse une expertise balistique, et la Chambre du Conseil répond à cela que ça retarderait inutilement l’instruction« (avocat de Domenico)

Domenico D’Atria avait été tué par le tir d’un policier le 18 août 2023. Il avait 31 ans. Sa mort avait donné lieu à des manifestations et des émeutes à Oupeye et Herstal.

Un non-lieu avait été requis par l’avocat du policier, ainsi que par le Parquet, mais la partie civile avait obtenu une reconstitution des faits en juin 2025.

Fin avril 2026, la Chambre du Conseil de Liège va donc elle aussi dans le sens de la Défense et du Parquet avec un non-lieu, soutenant à son tour le narratif de la légitime défense du policier en question.

Ce non-lieu dans une affaire de violences policières vient s’ajouter a la longue liste d’affaires qui n’aboutissent presque jamais à un procès, et encore moins à une reconnaissance de la responsabilité étatique dans les affaires de meurtres policiers.