Lors de la cérémonie de remise des diplômes à la Grand Place, le 8 octobre, de la promotion Rima Hassan, l’ULB a censuré le nom de la promotion. En ne l’affichant tout simplement pas dans sa communication officielle.

Le nom de la promotion Rima Hassan, a été prononcée une seule fois, lors du discours du doyen de la faculté.

Le soutien pour la Palestine réprimé à l’ULB. Rappel des faits :

Photo prétexte, prise lors des promotions 2024-2025.

À la fin de l’année scolaire 2025, le nom Rima Hassan a été choisie par les étudiant·es de la promotion de droit et criminologie, par vote comme il est d’usage depuis maintenant quelques années pour la faculté.

Photo prétexte, prise lors des promotions 2024-2025.

1) L’ULB tente alors de refaire voter la faculté en modifiant les modalités de vote (avec une attention plus particulière sur l’identité des personnes pouvant voter)

– prétextant une irrégularité dans les votes -, chose qui pourtant n’arrive jamais. Rima Hassan est une deuxième fois mise à l’honneur par les etudiant·es à l’issue du second vote. Un vote qui souligne la volonté des étudiant·es de soutenir la Palestine, dans un contexte de génocide et de colonisation.

2) Une vague de haine, portée par des mouvances pro-sionistes et d’extrême droite se déverse alors. L’ULB laisse ses étudiant·es se faire menacer par des politiciens racistes (des listes d’étudiant·es sont publiées avec leurs noms et des menaces aussi) et même des professeurs, notamment Eric Muraille, de l’Université participent à cet harcèlement. Rien n’est fait pour endiguer cette réaction, l’ULB traine à réagir. Une annonce tardive de plainte portée par la rectrice arrivera finalement plusieurs jours après les faits.

3) Dans un second temps, les autorités académiques dénoncent à peine la violence qui se déchaîne sur les étudiant·es et ne prend aucune mesure quant aux professeurs impliqués, ou pour protéger les étudiant·es. Dont certains sont pourtant actifs depuis deux ans pour calomnier, attaquer systématiquement, exposer et insulter des étudiant·es, qui se mobilisent contre un génocide.

Cette absence de réaction survient alors même que l’ULB déploie des moyens considérables pour réprimer les étudiant·es du mouvement pro-palestinien : L’ULB a activement collaboré et sous diverses formes avec la police dans l’enquête pénale contre 120 personnes, liée à l’occupation d’un bâtiment sur le campus, et des procédures disciplinaires ont été ouvertes contre des étudiant·es ayant participé au mouvement étudiant. Ces étudiant·es risquent aujourd’hui l’expulsion de l’université. L’ULB s’est attaquée à plusieurs reprises au mouvement propalestinien médiatiquement, relayant des mensonges, sous pression de l’extrême droite.

4) Finalement, lors de la cérémonie de remise des diplômes de la promotion l’ULB n’affichera pas le nom Rima Hassan sur la Grand Place. Et dans la prise de parole du doyen lors de la remise des diplômes, le nom de la promotion sera évoquée qu’une seule fois. Plusieurs étudiant.es affirment également avoir été fouillé·es à l’entrée de la cérémonie, certaines banderoles ont même été retirées de l’estrade

Image @yurbise sur Instagram. Photo prétexte, prise lors des promotions 2024-2025.

C’est une censure grossière, qui cède aux pressions de personnes et mouvements politiques qui soutiennent un génocide et un processus colonial.

Quoi qu’il en soit, les cérémonies de proclamation de cette année 2025 auront prouvé une chose, malgré la censure et la répression active de l’Université Libre de Bruxelles, les étudiants et étudiantes continuent de porter leurs soutiens aux peuples opprimés.

Sources :

Témoignages
Communication de l’ULB