Début septembre, Thierry Warmoes (PTB) quittait son poste au Conseil communal de Namur, après qu’une accusation de violences conjugales ait été relayée par la presse. La plainte, qui remonte au 27 avril 2019, concerne des faits survenus le 26 avril de la même année : Warmoes aurait violemment bousculé et jeté son ex-femme au sol. Celle-ci explique aussi avoir été frappée et trainée par les cheveux à d’autres moments de leur vie commune. Warmoes, de son côté, nie les faits.
A la suite de la démission de Warmoes, Sofie Merckx (cheffe de file du PTB au Parlement) et Raoul Hedebouw (porte-parole du PTB) ont affirmé ne pas être au courant jusqu’aux révélations de la presse. Hedebouw affirme même que le parti aurait traité la question tout à fait différemment si cela avait été le cas. Pourtant, Ana Lara Erazo (ex-femme de Warmoes), affirme avoir pris contact avec les deux représentant·es. Screenshots à l’appui, elle démontre avoir alerté Raoul Hedebouw, qui a fini par la bloquer sur Messenger.

Sur les derniers mois, Ana a envoyé une série de mails, de messages sur messenger et de recommandés à M. Hedebouw et à Mme Merckx. Aucune de ces tentatives n’a bénéficié d’une réponse. Pire, un ancien membre du PTB, Karl Boulanger, affirme que les membres du PTB Namur étaient au courant depuis 2019, et que Hedebouw avait demandé d’être tenu au courant des avancées de l’affaire. Le PTB aurait donc décidé de ne rien faire, et, pire, de nommer M. Warmoes à la présidence de la Commission de la Santé et et de l’Egalité des Chances au Parlement, en juillet 2019.
Soutien à toutes les victimes de violences sexistes et sexuelles.
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