8 mars : Journée de luttes pour les droits des femmes et des minorités de genre

   

« Tou·tes en grève aucun·e en guerre »

Le 8 mars marque la journée de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre et des luttes contre le système patriarcal. A cette occasion, de nombreux collectifs et syndicats appellent à se mobiliser lors d’une grande manifestation nationale ce dimanche 8 mars, suivie d’une grève féministe le lundi 9 mars.

Le collecti.e.f8maars, organisatrices de la grève féministe en Belgique, rappelle plusieurs revendications centrales: lutter contre la précarisation, le démantèlement social, la militarisation et la montée de l’extrême droite.

8 MARS


BRUXELLES :

  • 10-14h : espace de grève avec des stands militants et de créatrices, performances artistiques et ateliers pancartes aux Halles de Schaerbeek
  • 12h30 : scène féministe à la Gare Centrale
  • 13h: Rassemblement au Mont des Arts et prises de parole
  • 14h : départ de la grande manifestation à la Gare Centrale (Place de l’Albertine)

CHARLEROI :

  • 11h : grande manifestation au départ de la Place Vauban

LIÈGE :

  • 14h30 : cycloparade féministe depuis le Parc d’Avroy

NAMUR :

  • 15h : départ de la manifestation Place de Arts

LOUVAIN :

  • 14h : départ de la marche Place Jeanne Devos

ANVERS :

  • 13h30 : départ de la manifestation depuis la Place Coninck

GAND

  • 14h : départ de la marche Place Vrijdagmarkt

9 MARS : TOUR DES PIQUETS DE GRÈVE FÉMINISTE À BRUXELLES

  • départ du grévibus, Place de Brouckère
  • action antimilitariste contre le salon de l’armement (Place de Belgique, Laeken)
  • piquet des étudiantes et travailleuses (Université Libre de Bruxelles; Avenue Franklin Roosevelt, 15, Ixelles)
  • solidarité avec le peuple iranien, contre les guerres impérialistes. Av. F. Roosevelt 15
  • piquet queer et LGBTQIA+ (Rue des Grands Carmes 20, Bruxelles)
  • piquet des travailleuses de la santé (Hôpital Saint-Pierre, Rue aux Laines, 105, Bruxelles)
  • action avec les femmes sans papiers (Rue de Laeken, 119, Bruxelles)
  • action du secteur associatif Ilôt asbl (Parvis de Saint-Gilles)
  • piquet des avocates en grève contre une justice sexiste et raciste (Palais de Justice, Place Poelaert)
  • Soutien aux planings familiaux, Ch. de Wavre 154A, Ixelles
  • Rassemblement des enseignantes et élèves pour un enseignement de qualité (Place Morichar, Saint Gilles)
  • rassemblement contre les politiques migratoires, génocidaires et guerrières (Place du Luxembourg, Ixelles)


Les revendications féministes visent les politiques du gouvernement Arizona ainsi que celles annoncées par le nouveau gouvernement bruxellois. Selon les organisations mobilisées, ces mesures risquent d’avoir des conséquences particulièrement lourdes pour les femmes et les minorités de genre. Les secteurs fortement féminisées comme le nettoyage, soin, éducation, horeca, aide à domicile), sont particulièrement touchés.

Les collectives dénoncent également l’exclusion du chômage, la fragilisation du secteur associatif dont les subsides sont menacés alors qu’il est essentiel, notamment dans la lutte contre les VSS, ainsi que le durcissement des politiques migratoires qui affectent particulièrement les femmes migrantes. Les mesures de la coalition Arizona, sous couvert d’efficacité et de sécurité, creusent les inégalités et fragilisent les droits sociaux. Elles font peser un poids disproportionné sur les femmes et les minorités, tout en réprimant celles et ceux qui s’y opposent.

« Ces politiques aggravent ainsi les inégalités de genre et renforcent la dépendance économique alors même que les femmes assurent une part massive du travail social, rémunéré et non rémunéré. Quand la protection sociale est mise à mal, c’est sur le dos des femmes qu’elle se repose. Nous refusons cette austérité. Nous refusons de payer la crise, encore et toujours » Le collecti.e.f8maars

Les revendications dépassent toutefois le simple cadre national. Les collectives appellent à s’opposer aux guerres, au militarisme et à la progression des idéologies fascistes, tout en affirmant leur solidarité avec les luttes internationales pour la liberté des peuples.

« Cette mobilisation est aussi un acte de résistance face à la montée des forces d’extrême droite en Belgique et dans le monde. (…) Leur projet politique repose sur le racisme, l’islamophobie, l’autoritarisme, l’exclusion et le retour à un ordre patriarcal. Ce n’est pas du féminisme mais une instrumentalisation raciste et nationaliste des luttes » Le collecti.e.f8maars

Lors de la manifestation, plusieurs blocs thématiques se formeront autour de différentes causes : un bloc des femmes dans la résistance palestinienne, des soutiens aux femmes iraniennes, des groupes opposés aux guerres impérialistes, ou encore le bloc de Commune Colère contre l’Arizona.

« Nous faisons aussi grève en solidarité internationale. Partout, la militarisation s’intensifie, les budgets de guerre explosent pendant que les budgets sociaux s’effondrent. (…) Ce climat d’hyper-sécurisation, de politiques autoritaires et de conflits internationaux n’est pas le monde que nous voulons » Le collecti.e.f8maars

La mobilisation se poursuivra le lundi 9 mars avec plusieurs piquets de grève à travers le pays et un tour féministe est organisé avec le « grèvibus ». Au programme: soutenir les étudiantes et l’enseignement, le secteur associatif, les travailleuses de la santé, les personnes queers et lgbtqia+, les femmes sans papiers, le peuple iranien, ou encore dénoncer les politiques migratoires, génocidaires et guerrières.

Plusieurs collectives appellent à une mobilisation qui ne se cantonne pas à la revendication des droits des femmes et minorités de genre, mais invitent à prendre en compte les multiples oppressions, liées entre-elles, dont sont victimes différentes minorités.

De nombreux collectives mobilisées se placent en opposition au féminisme instrumentalisé, récupéré par l’extrême droite pour légitimer des discours racistes ou islamophobes. Iels revendiquent un féminisme décolonial, attentif aux réalités des femmes racisées et sans papiers, partout dans le monde, dont les combats s’inscrivent dans une résistance contre les systèmes d’exploitation et de domination.

Se battre pour les droits des femmes, c’est se battre contre un système qui désavantage non seulement les femmes mais aussi les personnes précarisées, racisées ou encore en situation de handicap.

« Nous défendons l’égalité réelle, l’autonomie matérielle, la justice sociale et la liberté pour toustes » Le collecti.e.f8maars

Sources :

Publication Instagram des Grenades : https://www.instagram.com/p/DVbYMKwAlO0/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA== 

Publications Instagram du @collecti.e.f8maarsbruxelles