
Ce mercredi 19 novembre, près de 500 personnes ont manifesté contre la venue du Mouvement Réformateur (MR) dans le quartier de la Gare du Midi, à Saint-Gilles. Le MR y organisait une conférence au sujet des mesures du gouvernement Arizona, réunissant des personnalités réactionnaires aussi connues que Georges-Louis Bouchez, David Clarinval ou encore Bernard Quintin.
En réaction à cette conférence, un rassemblement antifasciste a été organisé place Bethléem par différentes organisations politiques de gauche révolutionnaire bruxelloise.
Le rassemblement a d’abord été marqué par de nombreuses prises de parole des différents collectifs présents, puis a pris la direction du lieu où se tenait la conférence.

Arrivés à proximité du CeMome, lieu où se déroulait la conférence, un dispositif policier sans précédent était présent. Celui-ci était composé de plus de 150 policiers, de deux autopompes et d’un hélicoptère qui a été déployé dans le courant de la soirée.
Après êtres passé·es devant le lieu de conférence où un important dispositif policier était déployé, les manifestant.es se sont rendue à la maison communale de Saint-Gilles en passant par la Barrière, perturbant ainsi la circulation. Arrivé place Maurice van Meenen de nombreux slogans ont été entonnés pour dénoncer la complicité du bourgmestre Jean Spinette (PS) dans la tenue de cette conférence.
« PS, COLLABOS »
La manifestation spontanée s’est finalement clôturée dans le calme, aux alentours de 20 heures.
Cette mobilisation témoigne de l’extrême droitisation du MR et des partis de la coalition Arizona, de plus en plus isolés politiquement et confrontés à une colère populaire grandissante s’opposant à leurs politiques sécuritaires, racistes et antisociales.
A Saint-Gilles hier, à l’université de Liège en septembre dernier, tout comme à Anderlecht, le MR a à nouveau dû mettre en place un dispositif policier important afin de maintenir une conférence, tant leurs idéaux réactionnaires suscitent de vives réactions.
En se mobilisant et en descendant ainsi dans la rue des centaines de personnes ont montré que l’extrême droite n’avaient sa place ni à Saint-Gilles ni en Belgique.

