
Ce lundi 29 septembre, la chambre des mises en accusation de Mons doit statuer sur des devoirs complémentaires dans l’enquête sur la mort d’Imad. Plus de deux ans après les faits, la famille et ses soutiens dénoncent toujours un manque de réponses judiciaires et appellent à un rassemblement devant la cour d’appel.
Le 23 mars 2023, Imad Haddaji, 43 ans, a été tué à Seneffe par des tirs policiers, l’atteignant au « cœur, [à] la tête et [au] bras », rappelle son avocate, Me Selma Benkhelifa, dans un communiqué. Les tirs ont eu lieu à l’issue d’une course-poursuite. La famille et ses soutiens rappellent par ailleurs que, malgré l’ensemble des éléments rassemblés, le procureur du roi a requis un non-lieu en février dernier. Si cette demande est suivie, le policier inculpé n’irait pas en procès et resterait en service.
L’avocate souligne que l’état de santé mental d’Imad était connu des forces de l’ordre :
« Imad devait entrer en [en centre de désintoxication] quelques jours plus tard, le 1er avril. La police le savait. Pourtant aucune mesure n’a été prise pour tenir compte de son état de santé mental. Imad n’était pas dangereux, si ce n’est pour lui-même, mais il réagissait de manière désordonnée. »
Me Benkhelifa situe également ce drame dans un contexte plus large
« Depuis rien n’a été mis en place. De nombreuses victimes de la police sont des personnes souffrant de troubles psychiatriques, d’addictions ou d’autres problèmes de santé mentale. Nous pensons particulièrement à ce patient de Fond’Roy abattu au sein même de l’asile psychiatrique, à Josef Chovanec ou Pieter Aerts tué par 8 balles alors que ses parents avaient appelé la police pour signaler son état de crise. »
En février dernier, le parquet a requis un non-lieu, estimant que les charges étaient insuffisantes pour renvoyer le policier inculpé devant un tribunal.

Afin de maintenir la pression et de rappeler leurs revendications, un rassemblement est organisé ce lundi 29 septembre devant la cour d’appel de Mons. Un tournoi de foot est également organisé ce dimanche à 14h pour soutenir la famille. Les organisateurs appellent à une mobilisation large et rappellent que le policier mis en cause est toujours en service.
Plus d’informations sont relayées sur la page Instagram Justice pour Imad.

Le comité propose également un soutien financier via le compte BE65 5230 8110 3896 (communication : Justice pour Imad).
