Depuis maintenant bientôt deux ans et le début du génocide à Gaza, la droite et l’extrême droite déclarent régulièrement dans la presse leur volonté de dissoudre administrativement l’organisation propalestinienne, Samidoun. Plus récémment, c’est le mouvement antifafasciste qui a été ciblé par le MR et menacé ses organisations de dissolution.
Samidoun est un réseau international de soutien aux prisonnier•es politiques palestinien•nes, l’organisation est très active dans les mobilisations belges en soutien à la Palestine. Elle a été systématiquement visée pour ses positions politiques, soit le soutien à la libération de la Palestine de la mer au fleuve, ainsi que son soutien à la résistance palestinienne. L’OCAM, L’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace antiterroriste belge, décrit l’idéologie de Samidoun comme étant de gauche révolutionnaire.
Problème : pour pouvoir dissoudre Samidoun ou d’autres organisations en Belgique, il faut changer le cadre législatif, qui aujourd’hui, ne le permet pas (encore).

L’avant- projet de loi, doit donc encore faire son chemin au sein du gouvernement, être validé par le Conseil d’Etat, puis au parlement pour être adopté. Ce projet entend permettre des dissolutions administratives, à l’initiative du gouvernement, sans passer par un juge, c’est-à-dire en dehors de toute procédure juridique.

En février 2021, en réaction à l’établissement du siège social du Collectif Contre l’Islamophobie en Europe (CCIE) à Bruxelles et après la dissolution du CCIF en France par le gouvernement français, Denis Ducarme (MR) avait déjà souhaité mettre en place une loi dans l’intention de dissoudre le CCIE. « Notre pays ne peut redevenir une zone de repli pour les islamistes » avait alors déclaré le député MR au sujet du collectif qui lutte contre l’islamophobie. Une proposition de loi avait été déposée en mars 2021 par le MR, cette dernière n’avait pas abouti. 4 plus tard, on remet couvert.

En 1830, lors de la création de la Belgique, le pays adopte une constitution libérale assurant les droits politiques et individuels, plus que ses pays voisins, la France, l’Allemagne. Cette constitution entend, notamment, protéger la liberté d’association ainsi que celle d’expression. Le cadre législatif belge ne permet ainsi pas la dissolution d’organisations reconnues ou de groupements de faits, hormis lorsque ces derniers prennent la forme de « milice privée ».
C’est cette disposition législative permettant de dissoudre les milices privées que le gouvernement Arizona entend élargir aux organisations qui, selon l’appréciation du gouvernement, prônent la haine, la violence, soutiennent le « terrorisme »* (matériellement et/ou symboliquement), soutiennent et/ou participent à des actes sabotages, ou entendent « infiltrer » les institutions de la société de manière « organisée ».
Cependant, la plupart des activités précitées, comme le soutien matériel au terrorisme par exemple, sont déjà punissables en droit belge. Si, ni Samidoun, ni d’autres organisations n’ont pas été condamnées jusqu’à présent, c’est bien parce qu’elles ne commettent aucun délit ou crime selon le droit belge. L’enjeu pour le gouvernement est donc ici de dépasser le cadre de la loi, pour s’octroyer la possibilité de dissoudre des organisations non parce qu’elles seraient illégales mais parce que leur mode de fonctionnement ou leur positionnement politique ne lui conviennent pas. Ce faisant, le gouvernement belge se doterait d’un outil autoritaire et anti-démocratique.
Afin de justifier cette loi très autoritaire et la faire accepter, le gouvernement use d’un procédé rhétorique :

Le 19 septembre 2025, le lendemain d’une mobilisation antifasciste contre un évènement du Centre Jean Gol, le fer de lance idéologique et d’extrême-droitisation du MR, le président du parti a déclaré que « les antifas usaient des vrais procédés des fascistes« .
La théorie du fer à cheval est l’idée, promue par la droite, que les extrêmes, de droite et de gauche, en viendraient à se rejoindre. Il s’agit d’une illusion bien pratique mobilisée par les libéraux pour renvoyer dos à dos le fascisme et la gauche radicale, et mettre dans le même sac les nazis et les antifascistes qui les ont combattus.
En Allemagne, dans les années cruciales précédent l’arrivée du parti National-socialiste, la théorie du fer à cheval a été abondamment agitée par la droite traditionnelle, pour contrer les forces communistes en tentant de les disqualifier politiquement et dans le même temps préparer une alliance politique avec le nazisme, en les faisant passer pour un moindre mal, comparé au communisme. Au final, le fascisme est arrivé au pouvoir, propulsé par la droite traditionnelle. Nous connaissons la suite de l’histoire.

Lorsque le gouvernement cite comme organisation à dissoudre en priorité plusieurs organisations de gauche radicales, Samidoun, Code Rouge, Stop Arming Israël et le groupe néonazi comme le « réseau 764 », c’est exactement l’idée du fer à cheval qui est mobilisée : droite et gauche désignées comme radicales, dans le même sac, même si le projet en question semble viser principalement des organisations de gauche. C’est encore en se basant sur cette théorie que le MR prétend que si la gauche traditionnelle fait alliance avec le PTB, le MR pourrait faire alliance avec le Vlaams Belang.
Cette idée simpliste ne prend pas en compte les valeurs et projets politiques au cœur de la gauche radicale, d’une part, et de l’extrême-droite, de l’autre. À gauche, une exigence radicale d’égalité et de dignité pour toustes, et un projet d’une société libérée de l’exploitation du racisme et du sexisme.
À droite toute, un projet capitaliste-fasciste, fondé sur l’inégalité considérée comme « naturelle » des « races », des pauvres et des riches, des genres, soutenant l’exploitation violente de la majorité au profit d’une infime minorité.
Ces deux idéologies et projets politiques, se rejoignent difficilement et en réalité, la théorie du faire à cheval sert surtout à faire déplacer le spectre politique vers l’extrême droite et … le fascisme.
C’est pour cela que lorsque Georges-Louis Bouchez, met dos à dos antifascistes et fascistes, ce dernier porte dans le même temps un discours ultra-nationaliste. Il appelle à mettre plus de « drapeaux belges » dans les rues, à défendre les « valeurs » et la « culture » belge, contre quoi au fait ? La lutte contre l’extrême droite ? La fin du génocide et de la colonisation en Palestine ? Les volontés de plus de justice sociale et de la fin des discriminations systémiques ? Le chauvinisme est la porte d’entrée vers le fascisme.
Un projet de loi contre la gauche radicale et islamophobe :

Vu les organisations déjà citées, l’enjeu pour le gouvernement serait moins de vouloir s’attaquer réellement à l’extrême droite, que de pouvoir dissoudre des organisations de gauche radicale et faire cesser leurs activités. Cette lutte contre la gauche radicale se fait en tandem avec le projet politique islamophobe. Le gouvernement belge souhaite se doter d’une nouvelle arme pour persécuter les musulman•nes vivant en Belgique.
Certain·es député·es MR appellent régulièrement à la dissolution d’organisations musulmanes et/ou qui combattent le racisme contre les musulman•es et les personnes arabes, comme le CCIB ou le CCIE. On l’a vu dans l’introduction, c’était déjà le cas en 2021, une proposition de loi avait alors été déposée par le MR.
Ducarme (MR) a appelé à dissoudre les « Frères Musulmans », « Frères Musulmans » dont on ne sait ne sait que peu de choses sur le terrain belge, si ce n’est que le terme alimente les fantasmes complotistes et racistes de certains politiques. L’avant- projet de loi mentionne notamment de pouvoir dissoudre les organisations qui « infiltrent les institutions » de manière organisée.
Cette disposition particulière fait suite au narratif islamophobe produit par le gouvernement français et repris en Belgique par la droite et l’extrême droite au sujet des dits « Frères Musulmans », qui seraient partout et nulle -part à la fois, potentiellement derrière chaque citoyen•ne musulman•e. Des organisations musulmanes seront certainement visées après celles déjà citées.

On l’a déjà mentionné, l’étendard de ce projet de loi est la dissolution Samidoun.
Plusieurs raisons permettent de comprendre cette obsession. Premièrement, Samidoun incarne un discours politique qui s’attaque aux intérêts impérialistes occidentaux et prône une solution révolutionnaire en Palestine. Ce discours convainc de plus en plus largement au sein de la population belge à l’heure où le peuple palestinien subit une entreprise génocidaire par l’état colonial israélien. Secondement, Samidoun constitue un point de jonction entre des mondes que l’État belge ne souhaite pas voir s’allier : la gauche radicale organisée et le mouvement populaire et massif pro-palestinien, dont une large partie est également issue des classes marginalisées de la population, souvent précaires et non-blanches.
Troisièmement, Samidoun met en évidence, par ses discours et actions politiques, les liens entre les logiques oppressives en Palestine et celles existantes en Belgique (crimes d’États racistes, violences policières notamment) et leur substrat commun : racisme, colonialisme, impérialisme, capitalisme.
C’est probablement cet ensemble de raisons qui mènent l’État belge à s’acharner sur Samidoun et ses représentant•es., Mohammed Khatib, réfugié palestinien et coordinateur de Samidoun, s’est vu signifier, le 6 août dernier, le retrait de son statut de réfugié.

Deux coalitions d’organisations, qui mènent des actions de masse respectivement contre 1) la destruction de la planète et des conditions de vie sur terre par l’économie capitaliste et 2) la production et la livraison d’armes par des entreprises en Belgique vers l’Etat israélien, qui génocide les Palestinien·nes.
Ces deux coalitions sont très claires : si elles mènent ces actions, c’est parce que l’action de l’État belge contribue la destruction de la planète et que le gouvernement maintient ses échanges d’armes avec Israël. Elles estiment donc n’avoir d’autre choix, en toute conscience, que d’organiser concrètement un embargo populaire contre Israël en bloquant les entreprises et en imposant un changement de paradigme économique pour préserver l’environnement.
Plus précisément, ce sont les actions de sabotages et d’endommagement d’infrastructures qui inquiètent le gouvernement. Les récents développement au sein de Code Rouge, soit l’acceptation des différents modes d’actions, y compris du « désarmement » (le sabotage) et l’apparition de Stop Arming Israël avec une action coup de poing sans précédent en Belgique (l’endommagement d’une entreprise d’équipement de chars, liée à Elbit-System, entreprise israélienne) ont poussé le gouvernement à mener une contre-offensive. Le gouvernement craint probablement que ces nouvelles stratégies, en rupture avec les mobilisations traditionnelles, se développent.

C’est bien cette « rupture » qui dérange les politiques. Un écologisme inoffensif et non revendicateur ne dérange pas – en démocratie belge, la contestation est acceptable… tant qu’elle ne contraint pas le gouvernement à agir en respect de principes basiques de droits humains ou de respect de la planète.
Objectiver une volonté politique subjective : quand la Sureté de l’État et l’OCAM arrivent à la rescousse !

Si on s’intéresse à l’histoire de l’appareil policier et répressif en Belgique, on sait que la Sûreté de l’État belge n’a pas toujours eu bonne presse. Issue de la Sûreté Publique (créée en 1839), organe centralisé, dont le rôle vague et flou est « l’exécution de la police générale ». La Sûreté de l’État veille, à assurer et protéger les intérêts et l’ordre de l’État belge. Dès sa création, elle est la cible de critiques : organe politique, elle est accusée d’organiser des complots notamment contre les socialistes et républicains et de fermer les yeux sur des exactions commises par l’État belge, rapporte l’historien Luc Keunings dans son livre Des polices si tranquilles.
Récemment, la Sûreté de l’État a été pointée plusieurs fois du doigt pour produire des rapports partiaux et orientés politiquement, dans l’intérêt de l’exécutif.

En 2021, Ishane Haouach est nommée commissaire du gouvernement auprès de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. Ishane Haouach est musulmane et porte le hijab, assez pour le MR et la N-VA pour l’attaquer et créer une polémique. La polémique enfle, alimenté par l’islamophobie et un rapport sorti du bois et signé par la Sûreté, indique « qu’elle aurait des liens avec les frères musulmans » sans en être membre. Évidemment, on ne peut pas consulter ce rapport et il faut croire la « bonne foi » de la Sûreté. Sous les pressions, le harcèlement raciste et les menaces, Ishane Haouach démissionne.
Parallèllement aux saillies de Ducarme (MR) contre le CCIE en février 2021, la Sûreté de l’Etat s’était aussi mêlée à l’affaire. Indiquant qu’elle surveillait de près le CCIE …
Toujours en 2021, l’imam Mohammed Toujgani fait des démarches depuis 2019 pour obtenir la nationalité belge, un jugement prononcé en 2021 la lui octroie mais une polémique éclate. Un prêche prononcé en 2009 dans le contexte d’une guerre à Gaza est exhumé, on modifie son contenu (en remplaçant « oppresseurs sionistes » par « juifs« ) on crie au radicalisme, la Sureté de l’État rédige un rapport et le gouvernement belge lui ordonne de quitter le territoire. Toujgani quitte de son propre gré le territoire belge en 2022. Trois ans plus tard, la Cour de cassation tranche : Toujgani peut recevoir la nationalité belge et revenir en Belgique. Le Comité R, chargé de surveiller le travail de la Sureté, a émis un rapport très critique au sujet du travail de la Sûreté quant à Toujgani: Manques de nuance, et partages d’informations anciennes sans mise en garde ou en contexte.
En 2024, Mohammed Khatib, coordinateur européen de Samidoun dont l’État belge a retiré le statut de réfugié début août 2025, a été l’objet d’un rapport de la Sûreté de l’État. Selon Le Soir, c’est ce rapport qui « aurait poussé » Nicole de Moore (CD&V), alors Secrétaire d’État aux migrations, à initier une procédure de retrait de statut. Nicole de Moor, et son successeur, ont justifié cette procédure sous prétexte que Mohammed Khatib est fiché comme « prédicateur de haine » par l’OCAM et est considéré comme une « menace pour la sécurité nationale ».
Mais cette menace pour la « sécurité nationale » a été modérée à plusieurs reprises, au fil des questions répétées de la droite et l’extrême droite (MR-N-VA-VB) au sein même du parlement par les ministres Annelies Verlinden (Ministre de la Justice, CD&V) et Paul Van Tchigelt (Ancien ministre de la Justice, Open VLD) :
« Le discours que nous entendons nous permet de déduire que Samidoun prône une idéologie anti-impérialiste, anticapitaliste, antiraciste, antisioniste et marxiste. Dans son discours, elle se pose en victime et considère l’État d’Israël, l’Union européenne et les États-Unis comme ses ennemis. Samidoun refuse une solution à deux États et plaide en faveur d’un État palestinien pluraliste et laïc. Son idéologie marxiste-léniniste propage effectivement l’idée d’une révolution violente, mais pour l’instant, Samidoun ne commet pas elle-même des actes de violence et il n’est pas certain qu’elle appelle à la violence.« Paul Van Tchigelt, 13-03-2024 en Commission de la Justice.
« Samidoun n’est pas considérée comme une organisation terroriste par l’Union européenne et il n’existe aucune preuve que Samidoun finance le terrorisme ou y incite. En outre, Samidoun ne possède pas de personnalité ni de statut juridique en Belgique. Par conséquent, les conclusions en matière de qualification terroriste d’autres pays ne sont pas automatiquement transférables en Belgique. » Annelies Verlinden, 04-12-2024, en Commission de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Migration et des Matières administratives.
Ces réponses données au Parlement en commission par des ministres, illustrent bien en quoi Samidoun ne constitue pas réellement une menace pour la sécurité nationale belge, mais que ce sont bien les positions politiques de gauches révolutionnaires portées par Samidoun et Mohammed Khatib qui posent problème à l’Etat belge. Plus politique que sécuritaire donc.
Récemment, l’OCAM a émis un rapport au sujet de Code Rouge et Stop Arming Israël. Ce rapport a été étonnement d’abord transmis à la presse, avant que les politiques y aient accès.
L’OCAM, est l’organisme de l’État belge qui analyse et coordonne la lutte anti-terroriste. Il produit des analyses sur base des informations qu’il reçoit des différents acteurs de renseignement en Belgique (Sûreté, renseignement militaire, police, services sociaux, …).
Ce rapport a pour objectif de fournir une analyse et d’objectiver la menace que constitueraient ces organisations. Ainsi, il analyse les actions réalisées et les discours politiques de ces organisations.
L’OCAM – qui initialement travaille pour prévenir des attaques armées contre des civils – s’intéresse ici à des mouvements politiques et citoyen•nes comme Code Rouge et Stop Arming Israël, qui luttent contre un génocide et la complicité de la Belgique et contre la destruction de la planète. Le rapport de l’OCAM tente d’objectiver la menace que constitueraient ces mouvements, sur fond de volonté politique qui souhaite les interdire. C’est une criminalisation particulièrement élevée en tant qu’elle tente de rendre « terroriste » les mouvements écologiques et contre la colonisation et le génocide en cours en Palestine. Dans le même temps cela ne revêt rien de surprenant : les groupes et personnes considérées comme « ennemis d’État », qu’importe leur bord politique, ont souvent été assimilés au terrorisme. Résistant•es contre le fascisme durant la seconde guerre mondiale, Black Panther Party, Nelson Mandela et l’ANC, Palestinien•nes contre la colonisation et le génocide … La qualification terroriste est d’abord une qualification politique, qui vise à désigner ceux et celles dont les objectifs et/ou moyens de lutte ne sont pas considérés comme légitimes par le pouvoir.

Le schéma est d’autant plus frappant et évident lorsqu’on s’intéresse au sort que réserve l’État à la communauté belge musulmane : marginalisation publique et création d’un « ennemi intérieur », fomentation de complot et stratégie du bouc émissaire. La classe politique belge, engagée dans son processus de fascisation, crée un problème « musulman » auxquelles elle va prétendre apporter des solutions, qui seront de facto racistes.
On peut donc accueillir avec circonspection les analyses des organes de sécurité et renseignement de l’État belge lorsqu’elles semblent vouloir poursuivre un objectif politique. Comme nous accueillons avec circonspection les invectives de politiques qui organisent tous les jours au gouvernement l’exploitation des pauvres en Belgique au profit des riches, la persécution de minorités et soutiennent coûte que coûte leur allié israélien, à l’encontre de Samidoun, Code Rouge et Stop Arming Israël.

La gauche radicale et révolutionnaire propose une société égalitaire qui passera nécessairement par la mise en cause des structures actuelles. C’est cela qui semble terroriser nos dirigeant.es. Ceux et celles qui tiennent les rênes du pouvoir, qu’il soit économique et politique, n’ont aucun intérêt à ce que, dans le sillage du mouvement pour la Palestine, se développe une solidarité transnationale des luttes, qui identifient sur différents terrains les rouages matériels de l’impérialisme et de l’exploitation. Ils n’ont aucun intérêt à ce que les peuples réfléchissent ensemble aux moyens d’enrayer ces rouages sur différents terrains de lutte. Ils n’ont aucun intérêt à ce que certains mouvements, mûs par une conscience politique engagée et égalitaire, se tournent progressivement vers des moyens d’actions plus directs pour faire dérailler ce système bien huilé d’exploitation responsable de génocide et d’écocide.

Légende :
Les propos traduit du prêche de Mohammed Toujgani selon son avocat, « Seigneur, déverse la frayeur dans le cœur des sionistes oppresseurs. Fais que le sang des martyrs soit une arme sous les pieds de l’oppresseur et fais qu’il soit un feu ardent qui les brûle et un vent qui les fustige. Fais disparaître leurs factions et leur étendard ».
Sources :
– « Radicalités : avec son projet de dissolution « à la française », l’Arizona ouvre un débat explosif », Le Soir. https://www.lesoir.be/691312/article/2025-08-03/radicalites-avec-son-projet-de-dissolution-la-francaise-larizona-ouvre-un-debat
– « Samidoun, l’organisation pro-palestinienne bête noire du gouvernement belge », Le Soir. https://www.lesoir.be/692044/article/2025-08-07/samidoun-lorganisation-pro-palestinienne-bete-noire-du-gouvernement-belge
– « Comment le gouvernement entend dissoudre les organisations extrémistes », L’Echo. https://www.lecho.be/economie-politique/belgique/federal/comment-le-gouvernement-entend-dissoudre-les-organisations-extremistes/10618626.html
« Interdire les organisations radicales et terroristes en Belgique : un avant-projet de loi vise notamment l’organisation pro palestinienne Samidoun », RTBF. https://www.rtbf.be/article/interdire-les-organisations-radicales-et-terroristes-en-belgique-un-avant-projet-de-loi-vise-notamment-l-organisation-pro-palestinienne-samidoun-11580080
– « Le CCIF réinstallé en Belgique: « Intolérable » », Le Vif. https://www.levif.be/belgique/le-ccif-reinstalle-en-belgique-intolerable/
– « La Sûreté de l’Etat suit de près le Collectif contre l’islamophobie en Europe: « La justice prendra des mesures si nécessaire » », La Libre. https://www.lalibre.be/belgique/societe/2021/02/24/la-surete-de-letat-suit-de-pres-le-collectif-contre-lislamophobie-en-europe-la-justice-prendra-des-mesures-si-necessaire-WDHNIZFRA5ESJDBZDVPJWTWFQ4/
« Le CCIF ne s’est pas « reconstitué en Belgique » », CCIE. https://ccieurope.org/2021/02/19/le-ccif-ne-sest-pas-reconstitue-en-belgique/
« Les partis socialistes souhaitent pouvoir interdire les « groupes non démocratiques » », L’Avenir. https://www.lavenir.net/actu/belgique/2021/02/15/les-partis-socialistes-souhaitent-pouvoir-interdire-les-groupes-non-democratiques-UUKC4NZJBJBWBD4UUQXYQASKL4/
Proposition de loi « dissolution », 2024, La chambre. https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/55/2024/55K2024001.pdf
« Toujgani : une hypothèse », Henri Goldman. https://leblogcosmopolite.mystrikingly.com/blog/toujgani-une-hypothese
« L’imam marocain Mohamed Toujgani expulsé : prédicateur radical ou homme de dialogue à l’islam modéré ? », RTBF. https://www.rtbf.be/article/l-imam-marocain-mohamed-toujgani-expulse-predicateur-radical-ou-homme-de-dialogue-a-l-islam-modere-10913981
