
Dimanche 31 août, Georges-Louis Bouchez, président du MR et fier propriétaire d’une GLE, était l’invité de Martin Buxant sur RTL, pour une ne rentrée politique pleine de provocations et de déclarations douteuses.
Sur Gaza : cynisme et amalgame
Sur Gaza, Bouchez a tenté de se justifier de ses positions progénocidaires et de son refus de reconnaître la Palestine cet été. Interrogé sur son hostilité envers les Palestinien·es, il s’est défendu d’une manière déroutante : « Je suis contre le Hamas », tout en affirmant que des calculs électoraux n’auraient aucun sens, puisqu’il y aurait beaucoup plus de personnes musulmanes que de juives en Belgique. Une déclaration qui amalgame encore une fois arabes et musulman.es et utilise des statistiques ethniques et religieuses pourtant interdites par la loi belge. Une déclaration qui assimile également les personnes juives de Belgique à l’Étatcolonial israélien.
Toujours sur Gaza, Bouchez a plaidé pour l’envoi de casques bleus de l’ONU, qualifiés par lui de « force d’interposition » afin d’assurer l’aide humanitaire et protéger les civils. Mais derrière cette proposition ridicule se cache une méconnaissance totale des réalités du terrain : les travailleurs humanitaires sont déjà ciblés, arrêtés, et tués par Israël, et aucune force onusienne ne sera déployée sans aval des États-Unis, impossible dans les conditions géopolitiques actuelles. Plus largement, l’histoire des missions de l’ONU montre que ces opérations se soldent très souvent par des fiascos politiques et humanitaires, en témoignent les cas libyens ou congolais.
L’armée dans les quartiers : la « solution Bouchez »

Autre proposition surréaliste de Bouchez qu’il présente lors de cet entretien : envoyer l’armée dans les quartiers frappés par le trafic de drogue et les fusillades, comme au Peterbos. « Face à des trafiquants qui tirent au cœur de nos villes, il faut oser prendre des mesures radicales, y compris mettre des militaires dans les zones fortement touchées pour soutenir nos forces de police », a-t-il déclaré. Une idée qui semble complètement déconnectée des besoins du terrain et qui soulève de sérieuses questions sur la militarisation de la sécurité publique.
La mesure, qui sera soumise au gouvernement, rappelle étrangement celle de Donald Trump, lorsqu’il a tenté de mobiliser l’armée contre les cartels au Mexique en les classant comme organisations terroristes.
Une démarche qui a provoqué la colère de l’État mexicain et souligné l’inefficacité et le danger de l’usage de la force militaire pour résoudre des problèmes politiques et de société aussi complexes.
Bouchez semble vouloir transposer ce modèle en Belgique, avec des conséquences tout aussi inquiétantes.
Sources :
Georges-Louis Bouchez : « La reconnaissance d’un État palestinien n’est pas pour demain » i24NEWS FRANCE https://www.youtube.com/watch?v=lfG1s3nTtkw
