À l’occasion de la journée de lutte internationale des travailleur·euses, Bruxelles a une nouvelle fois été le théâtre d’une mobilisation d’ampleur. Plusieurs milliers de personnes ont ainsi pris part au 1er Mai Révolutionnaire. Rassemblant entre 4 000 et 5 000 participant·es selon les organisateur·ices, la manifestation a marqué une nouvelle fois l’importance croissante de cette date dans le paysage militant bruxellois. Si le cortège a débuté dans le calme, des tensions sont apparues en cours de route, donnant lieu à une présence policière renforcée tout au long du parcours.

Malgré les tensions apparues en cours de manifestation, la manifestation s’est aussi illustrée par son caractère festif et solidaire. De nombreux messages affichaient une solidarité internationale forte, exprimée envers les luttes des peuples du monde entier : de la Palestine au Kurdistan, en passant par le Congo et la Kanaky. Cette dimension internationaliste, chère au 1er Mai Révolutionnaire, s’est largement exprimée tout au long du parcours.
Si le cortège a débuté dans le calme, des tensions sont apparues en cours de route, provoquant un renforcement progressif du dispositif policier. Vers 14h45 le cortège s’est élancé depuis la place Marie Janson. Des accrochages ont rapidement eu lieu sur le parcours, notamment à Saint-Gilles. Une grande surface a été endommagée et des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre près de la porte de Hal. Des feux d’artifice et des projectiles ont été lancés en direction des lignes anti-émeutes.
La manifestation a alors pris une autre tournure. Le reste du trajet s’est déroulé sous-haute surveillance policière. Le commandement chargé du maintien de l’ordre a mis en place la stratégie allemande dite du kessel, ou « la cage », qui consiste à encercler strictement le cortège à l’aide de deux lignes successives de police anti-émeute.
La manifestation est passée devant le siège du MR, sous haute protection. Plusieurs lignes de barbelés, autopompe, brigade canine, brigade d’intervention et policiers anti-émeute. De nouveaux heurts, plus légers, ont encore opposé manifestant·es et forces de l’ordre d’abord avenue Toison d’Or, puis au niveau du Palais de Justice, où l’autopompe a été utilisée.
La journée s’est finalement clôturée dans une ambiance chaleureuse sur la place du Jeu de Balle, avec des stands, des concerts et des prises de parole. Deux arrestations ont été constatées durant et à la fin de la manifestation.
Depuis plusieurs années, les mobilisations du 1er mai à Bruxelles prennent de l’ampleur, l’an dernier 3 000 personnes avaient rejoint la manifestation selon les organisateur·es.
