
Ce vendredi 7 et samedi 8 mars, plusieurs actions ont eu lieu à Bruxelles, rassemblant des milliers de personnes pour dénoncer les attaques faites aux femmes et aux minorités de genre. Les mobilisations ont notamment ciblé les mesures du gouvernement de l’Arizona, le manque de prise en compte des violences sexistes et sexuelles par les institutions, les inégalités salariales selon le genre, ainsi que certaines tendances du féminisme excluant les droits des personnes trans, racisées ou en situation de handicap.

Le 7 mars, de nombreuses femmes et minorités de genre se sont mises en grève : grève syndicale et étudiante sur des campus universitaires, grève des travailleuses du secteur associatif, du CPAS, des collectives de femmes sans papiers ou encore les syndicats tels que la FGTB et la CSC.

Le 8 mars, une manifestation au départ de gare centrale a rassemblé plus de 10 000 personnes selon la police, et 30 000 personnes selon certaines organisations. Plusieurs blocs formaient le cortège : blocs syndicalistes, bloc révolutionnaire internationaliste féministe (BRIF), bloc étudiant, bloc des femmes sans papiers, etc. Des manifestant·es ont rappelé les conditions et discrimination spécifiques des femmes et minorités de genre dans des contextes marqués par le colonialisme, l’impérialisme et l’occupation, notamment au Congo, en Palestine, eu Soudan ou encore au Kurdistan.


Si globalement la manifestation s’est déroulée dans une ambiance plutôt légère et festive, des personnalités du MR se sont fait interpeler, huer et chasser du cortège par des manifestant·es. Les politiques du Mouvement Réformateur, membre de la coalition Arizona, sont dénoncées, car discriminantes pour les femmes, minorités de genre et personnes racisées.

Un village féministe a par ailleurs été installé sur la place de l’Albertine, où il y a eu des prises de paroles, rappelant les revendications des différentes collectives. La soirée s’est conclue dans une ambiance festive avec des concerts.
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