Ce weekend, le parti d’extrême droite allemand AFD (Alternative Für Deutschland) organise deux évènements à Bruxelles. Le premier se déroulera ce vendredi ler mars au soir, au Chemin des Vignes à Molenbeek.
Le second, tout la journée de ce samedi 2 mars, dans l’Hôtel Sofitel situé Place Jourdan. Ce dernier sera suivi d’un diner à la Taverne du Passage dans les Galeries de la Reine.
Fin janvier, 1.4 millions d’Allemand• es descendaient dans la rue contre l’extrême droite à la suite de la révélation d’un plan secret terrifiant.
Planifié notamment par des membres de l’AFD, ce programme prévoit notamment la déportation massive de résident•es allemand•es, qualifié•es «d’immigrés non-assimilés».
Le samedi 25 novembre, des politiques, des membres de la bourgeoisie allemande, des grands entrepreneurs, bref, des personnes de pouvoir influentes en Allemagne, se réunissaient secrètement près de Berlin. L’objectif ?
Créer un plan stratégique, une feuille de route, qui prévoit la déportation de millions de personnes résidant en Allemagne. Empêcher l’immigration et deporter les «citoyens non-assimiles» vers un «Etat modele» en Afrique du Nord, où jusqu’à 2 millions de personnes seraient déplacées.
Durant cette réunion, il était également question d’un droit de vote éthnique, et de créer « une force patriotique » qui constituerait un «pouvoir» afin de «changer le climat de l’opinion» en Allemagne. Il s’agit d’une réunion stratégique pour établir un plan qui serait à même de rétablir un pouvoir fasciste en Allemagne. Ce fascisme ferait ainsi de l’islamophobie, de la déportation et du suprémacisme blanc son cheval de bataille.
Ce «plan» issu de cette réunion secrète, n’est pas sans rappeler certains plans conçus par les nazis, dont celui qui prévoyait la déportation de 4 millions de Juif-ves d’Allemagne vers Madagascar.
Autre parallèle historique relevé par
Médiapart, cette réunion secrète se tient à moins de 10 kilomètres de là où les nazis ont décidé l’extermination systématique des Juif-ves d’Europe, lors de la conférence de Wannsee en 1942, ce qui a mené au judéocide*2.
En Belgique, l’AFD a des liens proches avec le Vlaams Belang, parti lui aussi néo-fasciste. Depuis 2019, l’AFD, le Vlaams Belang, le Fratelli d’Italia, le Rassemblement National, et d’autres partis européens d’extrême droite forment au parlement européen le groupe «Identité et Démocratie» (ID).
Les héritier ères du fascisme européen se reconstituent et s’organisent, c’est un phénomène global. Partout dans la société européenne et en particulier au sujet de la «migration», un processus de fascisation est à l’oeuvre. Ainsi, au sein de l’Etat et des ins conditions dopée banalisation dess discours et programmes néo-nazis.
Allons-nous leur laisser cet espace ? Plusieurs collectifs appellent à s’organiser contre la venue de l’AFD à Bruxelles dés maintenant. N’attendons pas que le fascisme soit au pouvoir pour le combattre !
