Bruxelles : des militant·es palestinien·nes envahissent et bloquent un McDonald 

   

Ce vendredi 29 décembre, des militant·es ont envahi et bloqué le McDonald qui se situe en face de la Bourse à Bruxelles afin de dénoncer la complicité de la société américaine McDonald avec la colonisation israélienne. Depuis le 7 octobre, des entreprises comme McDonald, Starbucks ou Carrefour sont systématiquement visées par des actions qui ont pour but de visibiliser et dénoncer leur complicité avec le génocide en cours en Palestine. En plus de ces actions, ces entreprises font face à un boycott grandissant depuis le 7 octobre.  

Pour quelles raisons ce géant du fast-food est-il visé ? En réalité, l’entreprise McDonald était déjà visée par des actions de boycott bien avant le 7 octobre étant donné qu’elle s’affiche comme le symbole même de l’impérialisme américain, et allié historique de l’Etat d’Israël depuis sa création. Des actions de boycott à l’encontre de McDonald avaient donc déjà eu lieu dans le début des années 2000 à la suite de la seconde intifada qui avait entrainé un déferlement de violence de l’armée israélienne sur les territoires palestiniens. Mais dernièrement, dans le courant du mois d’octobre, les franchises israéliennes de McDonald ont décidé de distribuer plus de 12 000 repas gratuits aux membres des unités de l’armée israélienne « Tsahal », marquant alors la nature de la complicité de McDonald envers le génocide en cours. 

Depuis lors, une vague de boycott mondial sans précédent a lieu autour du géant du fast-food américain. Ces actions ont poussé l’entreprise à s’exprimer publiquement sur les réseaux sociaux dans les pays les plus visés par le boycott. En Égypte, en Turquie et au Maroc par exemple, les fast-foods ont été régulièrement vandalisés depuis le 7 octobre. Si les dirigeant·es de la plus grande entreprise de fast-food au monde ont décidé de s’exprimer publiquement sur la situation actuelle, c’est que les actions de boycott devenues constantes depuis le début la guerre portent leurs fruits. 

Les actions de boycott permettent aujourd’hui à chaque citoyen·ne de pointer du doigt les acteurs économiques et politiques du génocide en cours en Palestine, et ceci de manière assez efficace. En effet, si l’entreprise McDonald est fortement visée depuis le début du conflit, c’est aussi le cas d’une entreprise comme Starbucks qui a annoncé le 1er décembre qu’elle fermait l’ensemble de ses magasins situés au Maroc à la suite d’un boycott généralisé, devenu insoutenable économiquement.  

Le boycott consiste en un outil efficace de pression économique face aux entreprises occidentales qui continuent d’armer et de financer la colonisation en cours. Le cas du Maroc prouve que le boycott fonctionne encore davantage lorsqu’il est doublé d’actions communes, qui dépassent le cadre de l’action individuelle, pour visibiliser collectivement et massivement la cause palestinienne. En Belgique, plusieurs actions ont été dans ce sens en 2023 : les manifestations, l’envahissement du McDonald, le blocage de la rue Belliard en plein cœur du quartier européen, ou encore le blocage de l’entreprise d’armement israélienne OIP. Le début de l’année 2024 a d’ailleurs été marqué par plusieurs rassemblements nocturnes pour la Palestine, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.