Comme chaque année, la nuit du Nouvel An a été agitée dans de nombreux quartiers de Bruxelles. Deux rassemblements pour un cessez-le-feu en Palestine ont été organisés : l’un place Bethléem, le second au Parc Royal. Ce dernier a démarré par une courte manifestation sauvage, la première de 2024. Par ailleurs, Anderlecht, Ixelles, Saint-Gilles, Molenbeek, Etterbeek, Ganshoren, Forest, Saint-Josse, Evere, Bruxelles-Capitale et Schaerbeek ont été le théâtre d’affrontements entre la population et les forces de l’ordre. Au total, on dénombre 206 arrestations, dont 36 judiciaires.
Une vingtaine de voiture avaient déjà été brulées aux alentours de 00h30. De nombreuses barricades ont été érigées, notamment à l’aide de trottinettes et de vélos électriques en feu. Des parcmètres, des caméras et des radars ont été détruits à l’aide de pétards. Plusieurs véhicules de la police ont été endommagés, et un agent a été blessé par un feu d’artifice. Un dispositif policier important était pourtant en place : autopompes, brigade canine, brigade anti-banditisme (BAB), et surtout de nombreux effectifs dans certains quartiers de la ville. À Cureghem, notamment, la police est intervenue à l’autopompe, avec plusieurs dizaines d’agent·es.
Hormis Bruxelles, des affrontements ont éclaté à Liège (à Droixhe, Bressoux, Saint-Léonard et Hodimont notamment), à Verviers ainsi qu’à Anvers (principalement au Kiel). Notons qu’à Anvers, Bart de Wever (NV-A) avait décidé d’empêcher 31 personnes de sortir de chez eux ce soir-là, en les assignant à résidence parce qu’elles représentaient selon lui « un risque pour l’ordre public ». La police s’est même rendue à leur domicile afin de vérifier que cette mesure était bien respectée. L’an dernier, 27 jeunes avaient déjà été assignés à résidence à Anvers.
A Bruxelles, seul le Bourgmestre Philippe Close (PS) trouve cette idée intéressante : « On n’exclut pas cette possibilité, mais nous devons d’abord étudier plus en profondeur les modalités pratiques d’une telle mesure »3. Il se pourrait donc que des assignations à résidence soient mise en place à Bruxelles les prochaines années. Soulignons le caractère répressif de cette mesure, qui empêche de sortir de chez soi avant même qu’une action délictueuse ne soit commise. De Wever a pavé un chemin, Close semble prêt à lui emboîter le pas. Il serait pourtant inquiétant que le modèle de l’assignation à résidence se multiplie et se généralise en Belgique.
Sources :
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